460x261_81224Leo Messi a remporté son duel à distance avec Cristiano Ronaldo en se montrant décisif lors de la finale de la Ligue des Champions (2-0). Meilleur buteur de la compétition, l’Argentin file vers le Ballon d’Or.

Là où Diego Maradona avait perdu la Coupe du Monde 1990, Leo Messi a remporté la Ligue des Champions. Forcément symbolique. Depuis qu’on lui rabâche sa proximité avec El Pibe de Oro, le petit prodige barcelonais devait bien se détacher un jour ou l’autre de son idole. A pas encore 22 ans, Messi a réussi ce après quoi Maradona a couru, en vain, tout au long de sa carrière : enlever la Coupe aux grandes oreilles.

9 buts en 10 matches


Messi_est_bien_le_meilleur_actusIl ne pouvait pas en être autrement de la part du meilleur joueur du monde. Définitivement consacré par une finale sur laquelle il a plané. Il a répondu présent le jour J, s’est montré décisif au moment où il ne fallait pas se rater. La marque des grands, des très grands, des immenses. Avec ce toucher de balle incomparable, cette manière de coller le ballon à ses chaussures, cette conduite de balle irrationnelle. Mettez-lui une bande de Messifauves face à lui, il vous trouvera le chemin pour rester vivant. Roi de la jungle. Roi d’Europe. En attendant de devenir roi du monde. On ne voit pas bien maintenant comment le Ballon d’Or pourrait lui échapper. Avec en prime ce but. Son 9e en 10 matches. De la tête. Face au géant Van der Sar. Un de ces moments qui restera dans l’Histoire de la Ligue des Champions, comme la volée de Zidane en 2002 face à Leverkusen. «Messi ne porte pas de boucles d’oreilles, ne met pas de gomina dans les cheveux, ne s’épile pas les sourcils. Il ne connaît qu’une seule façon d’être : il brode le football avec ses pieds», s’enthousiasme El Mundo Deportivo.

Un positionnement gagnant


Cristiano_Ronaldo_diaporamaC’est vrai, Messi n’est pas Cristiano Ronaldo. Ne mène pas un train de vie de star, ne se crashe pas en voiture, ne s’étale pas dans les magazines people. Messi ne recherche pas la lumière. Elle vient à lui. Messi joue pour le football. Pour son équipe. Pour ses coéquipiers. En témoigne son implication sur 84 des 104 buts du Barça en Liga. Le plaisir simple et intense de s’amuser sur un terrain. Une philosophie amenée à Barcelone par Johan Cruyff et perpétrée par Pep Guardiola. Son couronnement en finale, l’Argentin le doit aussi à son entraîneur. Dominé tactiquement par Guus Hiddink en demi-finales, le jeune technicien a analysé, s’est Lionel_Messi_diaporamaadapté et battu Sir Alex Ferguson en repositionnant son joueur au milieu. «On voulait être supérieur dans la possession. Sans ballon, on est une équipe désastreuse, horrible. On se souvenait que l'année dernière, en demi-finale, Messi avait eu des problèmes avec Evra alors on a décidé de repositionner Leo, et d'avoir un joueur de plus au milieu. C'est le meilleur en ce moment, et il vient d'inscrire son nom sur le prochain Ballon d'Or». Ce serait la récompense du talent individuel au service du collectif. Le football, quoi.