DIOUFRelégué à la 5e place du championnat suite à la déconvenue connue contre Nancy, l'OM vient de retomber dans ses travers du tout début de saison. Automatiquement, la question sur le recrutement est posée. Bilan. Il était prévu que Pape Diouf effectue le bilan de cette première partie de saison avant la rencontre OM-Nancy. Avant qu'on lui demande de le reporter après le match. En l'espace de 90 minutes, de satisfaisant le bilan sera passé à décevant ! Avec trois points perdus qui stigmatisent un peu plus les carences de NIANGcet OM. L'objectif final fixé par les dirigeants est précis : terminer dans les deux premiers pour décrocher directement, cette fois-ci, la qualification en Ligue des champions. La dernière journée a prouvé que Bordeaux semblait être mieux armé pour talonner Lyon. L'OM ne disposant pas d'un Chamakh, par exemple, sur le banc, pour pouvoir rentrer après la pause et inverser un score (à Monaco, de 0-3 à 4-3). Gerets se voit critiquer pour certains choix tactiques.

La charnière centrale, point faible du collectif olympien

GERETSMais le coach belge fait avec ce qu'il a ! Que l'on sache, ce n'est pas lui qui signe les chèques et connaît précisément l'enveloppe pour se renforcer. Un dernier point mystérieux depuis l'avènement des dirigeants en place...
La réalité vient d'éclater au grand jour. Un club comme l'OM qui aspire à jouer un titre doit avoir d'autres ambitions sur le plan du recrutement ! L'absence de Niang aura pointé du doigt le manque énorme de solution de repli dans l'effectif. Le constat avait été tiré dès le départ de Cissé... Un autre CISSE___DIOUFmanque est flagrant : en charnière centrale. Attention, les déroutes subies au Vélodrome contre Paris (2-4), Lorient (2-3) et Nancy (0-3) ne peuvent pas être mises sur le dos de Hilton et Zubar. Mais la première impression laissée par le premier dès l'ouverture à Rennes s'est faite plus forte au fil des journées.

A Rennes, déjà !

banniere_mercato_081223Le Brésilien a besoin d'un stoppeur solide et régulier pour davantage convaincre. Les sempiternels changements en défense centrale, véritable base d'une équipe, auront porté de plus en plus préjudice à tout un collectif. Avec 24 buts encaissés, l'OM présente la 14e défense de L1. Très préoccupant. Comme les premières leçons à retenir sur les renforts estivaux. Erbate est déjà reparti. Mears n'aura pas joué une seconde. Samassa n'a pas le niveau. Ben Arfa et Koné ont été trop intermittents et jamais décisifs dans un grand rendez-ZIANIvous. Avec du recul, on s'aperçoit que le 4-4 fou et inaugural de Rennes était porteur de tout ce que l'on a connu depuis. Ce jour-là, déjà, Mandanda, énorme, aurait pu en prendre huit. La défense avait inquiété tout le monde. Le milieu et l'attaque n'avaient pas été capables de tenir le ballon pour garder l'avantage. Que nous réserve 2009?

LES SATISFACTIONS ET LE CAS MANDANDA

Au rayon des satisfactions, on notera les réels progrès tactiques de Taiwo. La régularité de Bonnart. La résurrection mandandade Ziani (qui attaque et défend toujours, lui !). Et la confirmation de Cheyrou. Rayon surprise, le coup de moins bien de Mandanda. Mais quel gardien n'aurait pas connu des difficultés en débutant dans un tel contexte chez les Bleus tout en devant rattraper en club les erreurs de ses défenseurs centraux ? Au passage, et sans vouloir comparer l'un à l'autre, on se souvient que Barthez, lui, avait débuté à l'OM derrière Boli, Desailly ou Di Meco.