Maradonna_s_lectionneurDeux semaines après la nomination de Diego Armando Maradona au poste de sélectionneur de l’équipe d’Argentine, l’heure est venue de pointer les interrogations qui entourent cette surprenante décision.

L’Argentine était en manque. En manque de résultats depuis sa victoire aux Jeux Olympiques de Pékin cet été.

Le manque, Maradona connaît bien, trop bien même. Et c’est peut-rio_de_janeiro_diaporamaêtre pour cela que la Fédération argentine est allée le chercher. C’est possible mais cet argument pour le moins farfelu ne tient pas. La sélection albiceleste est en mal de points dans son parcours qualificatif à la Coupe du Monde 2010. Seulement 16 points récoltés sur 30 possibles, une troisième place menacée… Il n’en fallait pas plus pour appeler « el Pibe de Oro » aux commandes de la « seleccion ».avec_leo_messi_diaporama Pour l’anecdote, il y aura donc bien deux Messi(es) lors du prochain rassemblement des Argentins.

L’irrationel comme fil conducteur

Mais ce choix est-il vraiment raisonnable ? Un qualificatif qui ne sied pas vraiment, d’ailleurs, à la personnalité exubérante de l’enfant de Villa Fiorito. A la différence de la France, la pression populaire joue de tout son poids en Argentine coupe_davis_diaporamalors des prises de décision ayant trait au football. C’est sûrement cela qui a fait pencher la balance en faveur du champion du monde 86. Car cela n’est sûrement pas dû à son passé d’entraîneur : huit mois passés dans trois modestes clubs argentins ne suffisent pas en règle général. Les exemples de joueurs «stars» ayant pris les reines de leur sélection nationale sont légions (Platini, Stoichkov, Rijkaard).avec_platini_diaporama Ceux ayant été champions du Monde sont déjà un peu moins répandus (Voller, Dunga ou Zoff). Quant à ceux ayant gagné un Mondial en tant que joueur puis sélectionneur, il n’y en a que deux et pas des moindres : Mario Zagallo (1958,1962 puis 1970) pour le Brésil et Franz Beckenbauer (1974 puis 1990) pour la RFA, puis l’Allemagne. C’est pourtant bien cela que le président de la Fédération argentine, Julio Grondona, attend du prodige argentin. La qualification pour l’Afrique du Sud n’est qu’une mexico_1986_diaporamaétape, à terme, c’est le titre suprême qui est visé Mais ce n’est pas mentir que de dire que Maradona ne s’inscrit pas dans la lignée de ces deux illustres personnages, au niveau de la rigueur tout au moins. Cette décision se rapproche plus de l’irrationnel, un qualificatif qui cette fois-ci va comme un gant au « Diez ». L’attente est énorme, la déception ou la joie qu’engendreront ses futurs résultats sera forcément démesurée. Maradona a beaucoup à perdre dans cette aventure, mais s’il gagne…