hoarau_l_apprenti_buteur_actusJusque-là, cela passait quelque peu inaperçu. Le Paris Saint-Germain gagnait (3 victoires, 1 nul et 1 défaite), Guillaume Hoarau marquait (2 buts, soit 50% des buts parisiens). Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et les quelques ratés de l’ancien Havrais n’étaient que des péripéties. Dimanche, la défaite à Saint-Etienne a remis en lumière les carences de l’attaquant parisien. Par deux fois, le Réunionnais a eu le but au haraubout du pied. Par deux fois, il a fait preuve d’une grande maladresse au moment de conclure. A la 4e minute tout d’abord, il expédie hors du cadre une offrande de Ceara alors qu’il se trouve à six mètres des buts stéphanois. A ce moment-là, Paris aurait pu ouvrir le score et changer ainsi la physionomie de la partie. En fin de match, ensuite, alors que Paris tente de revenir à la marque, Hoarau sort gagnant de son face-à-face avec Jody Viviani mais pousse trop loin son ballon et ne peut marquer dans le but vide.

Le Guen le défend
Paul_Le__GuenDeux énormes occasions gâchées qui ne sont pas sans rappeler celles que le meilleur buteur de Ligue 2 en 2007-2008 (28 buts) avaient laissées en route à Caen (plat du pied gauche des six mètres à côté, deux face-à-face ratés devant Planté). A l’époque, le néo-Parisien avait conscience de ses lacunes dans le domaine de l’efficacité et promettait d’y remédier Gau plus vite. «Je vais continuer à travailler car il faudra que je réponde présent quand ce genre d’occasions se représentera», expliquait-il après la victoire arrachée au stade Michel D’Ornano (0-1). Visiblement, le natif de Saint Louis de La Réunion a encore du travail devant lui. Il faut dire, à sa décharge, qu’il n’est pas aisé de passer derrière Pedro Miguel Pauleta, Pauletameilleur buteur de l’histoire du PSG (109 buts), et que Hoarau découvre depuis deux mois seulement le plus haut niveau. Jusque-là, il n’avait évolué qu’en Ligue 2 (Le Havre et Gueugnon) et même s’il en a été élu meilleur joueur la saison dernière, il a pu se rendre compte de l’écart de niveau qui sépare les deux divisions.

«J’ai envie de le défendre car je suis content de ce qu’il fait», affirmait pourtant Paul Le Guen dimanche soir dans les couloirs de Geoffroy-Guichard tout en reconnaissant les difficultés de son attaquant. «Il a un problème de confiance et de relâchement devant le but. A nous de l’aider à se libérer.» En attendant, les supporters parisiens ont dû sérieusement se demander à quoi servait Mateja GKezman ce dimanche. Plus expérimenté, plus rapide, plus mobile et plus technique, le Serbe paraissait être la meilleure solution pour débuter une rencontre à l’extérieur. Le transfuge de Fenerbahçe restait d’ailleurs sur deux buts en deux matches (un penalty contre Nantes et un but de renard des surfaces à Kayserispor). Mais Le Guen semblant ne pas vouloir aligner un 4-4-2 loin du Parc des Princes (en tout cas pas en Ligue 1), il n’y a pour le moment qu’une place à prendre sur le front de l’attaque parisienne. Et depuis deux mois, Hoarau a les faveurs de son entraîneur. Jusqu’à quand ?