120908_robinho_reutSon transfert à Manchester City avait fait couler beaucoup d'encre. Il a également fait sourire certains. «Un joueur signe quelque part un jour et le lendemain, il ne sait plus où il a signé», ironisait Arsène Wenger jeudi à propos de l'arrivée massive de richissimes groupes dans le monde du football. Premier coup d'éclat d'Abu Dhabi United Group, le nouveau propriétaire des Citizens, Robinho, acheté près de 42 millions d'euros, aura l'occasion de faire taire les critiques, dès samedi, pour ses débuts sous ses nouvelles couleurs face à... Chelsea. Ccity_change_de_dimension_actushez ses ex futurs partenaires, personne n'a compris la décision du joueur. «Le matin, il dit qu'il aime Chelsea et, quelques heures plus tard, il signe pour Manchester City, regrettait Petr Cech. Nous voulons lui montrer qu'il a fait le mauvais choix. C'est sa décision. Désormais, il doit faire ses preuves avec City. C'est un grand joueur, le genre de joueurs qui peut rendre la Premier League encore plus attractive. Mais on va voir comment il va faire face à la pression, maintenant.» Pour Luiz Felipe Scolari, Robinho n'est rien d'autre qu'«un joueur de plus à Manchester City». Le technicien brésilien, qui s'est fait doublé dans l'affaire, dit néanmoins qu'il n'oubliera pas...
«Absurde»
En attendant, le numéro dix de Robinho s'arrache comme des petits pains à Manchester. Et son association avec Shaun Wright-Philipps, auteur d'un doublé face à Sunderland (3-0) pour ses débuts, et Elano, trois buts en trois matches, promet déjà. Ce Manchester City - Chelsea marquera également les retrouvailles entre Wright-Philipps et son ancien club. L'international anglais, acheté 21 millions de livres et revendu plus de deux fois moins cet été (9), veut prendre sa revanche sur Chelsea,F_scolari où il n'a débuté que 65 rencontre en trois saisons. Reste à savoir si Manchester City, dont la liste des cibles en matière de transferts (Ronaldo, Messi, Fabregas, Torres...) tient plus de l'«absurde» selon Alex Ferguson, peut réellement inquiéter le Big Four ? «City peut acheter qui ils veulent, cela ne signifie pas qu'ils auront une bonne équipe, poursuit Cech. Vous avez besoin qu'il y ait une alchimie pour gagner des titres et acheter des joueurs ne garantit rien.» Approché par City cet été, Scolari n'avait pas donné suite avant de s'engager en faveur de Chelsea. «La situation qu'ils me proposaient étaient très très bonne, confirme l'ancien sélectionneur du Portugal. Ils m'ont parlé de leur projet sur les trois ou quatre prochaines années. Mais City c'est un projet de dix ou quinze ans car, pour devenir l'un des meilleurs clubs d'Angleterre et du monde, il ne s'agit pas seulement d'acheter un ou deux joueurs. Vous avez besoin de résultats.»