londresLe succès spectaculaire des Jeux de Pékin oblige Londres à l'excellence en 2012. La compatibilité de cette réussite se dispute à l'inflation financière d'un budget prévisionnel qui a déjà triplé.

La page de Pékin à peine tournée, se profile déjà Londres 2012. Avec cette concurrence interne de toujours vouloir faire mieux barre très haut, concède Boris Johnson, le maire londonien. Les Jeux de Pékin ont été ceux de la démesure pekin_va_s_enflammer_actustotale. Des infrastructures majestueuses et originales (le Nid d'Oiseau, le Water Cube...), un parc olympique surdimensionné (six fois plus grand que celui d'Athènes), un réseau de transports facilité, tout a été fait pour que la Chine reste dans l'Histoire olympique, le spectaculaire se substituant à toutes les questions liées aux droits de l'homme évoquées en amont du sport. Le coût de cette image ? En l'absence de chiffres officiels, les estimations varient entre 40 et 44 milliards de dollars, soit près de 50 % de tous les budgets réunis depuis les Jeux de Montréal en 1976