bordeaux_stoppe_lyon_actusBordeaux stoppe Lyon

Dominateur et déjà bien en jambes, Bordeaux a dû attendre la séance de tirs au but pour venir à bout de Lyon et remporter le Trophée des Champions (0-0, 5 tab 4). Une première depuis que l’OL domine l’Hexagone !

chDepuis 2002, c'est toujours la même rengaine. A chaque début de saison, Lyon, tel un glouton, s'adjuge le Trophée des Champions avant de s'offrir, dix mois plus tard, le titre de champion de France. Après Lorient, Auxerre et Paris à deux reprises, et Sochaux, c'est Bordeaux, dauphin de l'OL la saison dernière, qui avait le redoutable privilège de défier le septuple champion de France, Lyon ayant réalisé le doublé. Renforcés par l'arrivée des GG (Gouffran -Gourcuff), les Girondins, à une semaine du lancement de la L1, étaient-ils capables de stopper cette hégémonie ?

beA une semaine du début de la L1, les Bordelais sont déjà bien en jambes. Beaucoup de mobilité, des décalages, de belles intentions… Il a juste manqué la dernière passe ou le dernier geste. Ce qui ne les a pas empêchés de remporter un Trophée auquel Lyon était très attaché. Gouffran et Gourcuff sont déjà parfaitement intégrés à leur nouvelle équipe et leur apport technique est indéniable. Surtout qu’avec Wendel, les combinaisons et les permutations sont multiples. Ce qui a fait tourner en bourrique les Lyonnais. Derrière, Diawara a fait preuve d’autorité en coupant à merveille les trajectoires tandis que Fernando et Diarra ont régné au milieu de terrain. Et que dire de Chamakh, auteur d’un grand match devant avec quelques envolées lyriques alléchantes et un toucher de balle des plus soyeux.

Lyon totalement étouffé

bordeaux_lyon_chalme_delgado_diaporamaCôté lyonnais, Claude Puel a encore du pain sur la planche. Trois tirs en 93 minutes de jeu, c’est trop peu pour un club du standing de Lyon. Les Rhodaniens ont été baladés durant une heure avant de sortir la tête de l’eau et de mettre le nez à la fenêtre sans être dangereux. Car mangés au milieu de terrain. Makoun n’a pas su faire étalage de son talent et son abattage fut très limité. Et devant Benzema était trop seul. Ses partenaires ont eu un mal fou à le trouver même si une complicité naissante avec Pjanic, techniquement au-dessus de la moyenne, laisse augurer de belles choses du côté de Gerland. Sans un Lloris impeccable, qui ne semble pas du tout impressionné à l’idée de succéder à Coupet, le tableau d’affichage aurait pu s’emballer. Car Bodmer est loin d’avoir été rassurant au poste de défenseur central avec quelques oublis et quelques placements hasardeux gênants.